C'était hier

 

Sortie : Aix les Bains, Abbaye de Hautecombe

le dimanche 10 septembre 2017

La visite de la ville thermale d’Aix a été conduite par Marie Eckly guide conférencière de la ville.Marie s’est montrée passionnante et nous a fait découvrir les richesses patrimoniales de cette très ancienne cité thermale. Ville essentiellement construite au XIXème, cependant sur des ruines médiévales et romaines, Aix tient son nom de « aquae » (eau en romain). Ville thermale depuis le XVIIème siècle elle devient l'une des grands villes d’eau européennes du XIXème (on en reconnaissait à l’époque sept dans toute l’Europe). La réputation d’Aix vient de la qualité de ses eaux qui sont des eaux thermales et minérales. Les sources sont à la profondeur de 1200 et 2200 mètres à la température de 176°. Aix a connu très vite le succès en raison  des soins mis en place dès le début en accompagnement de l’exploitation de ces eaux (soins d’ailleurs aujourd'hui toujours basés sur le même protocole). En 1990 on abandonne les anciens thermes pour les installer le long de la colline, beau bâtiment moderne qui peut accueillir plus de 30 000 curistes.

AU XIXème on allait « aux Eaux ». La mode sera lancée par les « Bonaparte ».

 

 Une clientèle riche aisée de la haute bourgeoisie fréquentait régulièrement les stations européennes, clientèle essentiellement anglaise (plus de 50%). En 1884 Aix reçoit 3 000 anglais et 2 000 américains et la ville construit une église anglicane en 1871. Les têtes couronnées du monde entier se retrouvent régulièrement dans la station. Une animation agrémente la vie mondaine d’Aix. Tennis, promenades, hippodrome, concerts, représentations théâtrales, salons littéraires font d’Aix la station thermale la plus recherchée durant la période de la Belle Époque. Très rapidement, les petites auberges recevant les clients ne sont plus de mode et Aix voit apparaître des palaces construits sur les pentes du Revard.

Visite du Splendid - Royal - Excelsior : un trio de palaces exceptionnels témoins d’une époque révolue,

Ces anciens palaces, transformés en appartements, sont généralement fermés aux visites. Marie nous a obtenu une autorisation spéciale. L’occasion de découvrir la vie fastueuse des clients de l’époque. La famille Rossignoli fait construire le Splendid, inauguré en 1884. Palace de grand luxe avec, entre autres, un château d’eau en toiture pour pouvoir alimenter toutes les baignoires en même temps, un ascenseur hydraulique, 200 chambres avec téléphone intérieur. Le succès est absolu. La famille Rossignoli augmente sa capacité en construisant de l’autre côté de la rue l’Excelsior en 1908, puis le Royal en 1913, remarquable par sa façade colossale. Nous avons le plaisir de visiter les parties communes de ces palaces. Le décor intérieur est magnifique ! Ici tout est mis au service du luxe. Dans le hall d’entrée on remarque les spectaculaires colonnes de lapis lazzuli, les rampes, les carreaux de céramique, puis dans les salons un plafond à caissons au décor « wegwood », la cheminée en cuivre martelée, une fresque représentant des nymphes au bain, sans oublier les jardins majestueux et les terrasses ouvertes. Ici les grands noms de la couture, de la parfumerie, des concessionnaires de voitures de luxe, se mêlent aux têtes couronnées, à des maharadjas, à l’aristocratie anglaise ou encore le roi du Brésil ou de Grèce. Nombre d’anecdotes amusantes ou épiques nous ont fait vivre cette période révolue. Une très  belle visite au cours de laquelle chacun a été impressionné par ce décor réellement somptueux.

Puis, par les anciens passages, nous descendons au cœur de la station. Cela nous permet de découvrir les jardins ornés de magnifiques parterres de fleurs et agrémentés de statues liées aux personnages importants qui ont marqué la vie aixoise : la reine Victoria, Alphonse de Lamartine, Alexandre Dumas, etc...

De là nous nous dirigeons vers le Casino-Grand Cercle, centre de la vie mondaine aixoise et visite du casino -Grand Cercle

Le décor est fastueux. Compte tenu du succès du premier casino,  la commune confie en 1874 à Mr Pellegrini la construction d’un palais pour abriter le Cercle-Casino. Il comprend alors une grande salle de bal, flanquée de deux salons, dont un pour les jeux. Avec le temps, le grand cercle est constamment agrandi, embelli par les plus grands artistes. On est estomaqué par ce décor grandiose. Nous admirons les verrières magnifiques de Jacques Galland de l’école de Nancy, le théâtre de Boudier, les spectaculaires mosaïques classées d’Antonio  Salviati. Ici art nouveau et art déco s’expriment dans toute leur splendeur. Nous avons plaisir à nous asseoir dans le théâtre somptueux où notre guide nous raconte toutes les petites histoires et anecdotes émouvantes mais aussi drôles liées à ce lieu classé.

Repas au restaurant la Coupole.

Nous reprenons notre autocar afin de nous diriger vers le lac du Bourget. Nous longeons les rives sauvages et peu habités du plus grand lac de France. De loin nous apercevons l’abbaye de Hautecombe située sur l’autre rive. Très beau coup d’œil sur ce lieu qui fut pendant bien longtemps accessible uniquement par bateau. Cette ancienne abbaye cistercienne du XIIème, totalement détruite durant la période révolutionnaire, fut restaurée par le roi de Piémont Sardaigne Charles Félix et sa femme Marie Christine. Hautecombe abrite par ailleurs la nécropole des Princes de Savoie, ce qui explique l’attachement à ce lieu de mémoire pour les rois issus de la maison de Savoie. L’intérieur de l’église ornée de divers tableaux remarquables nous a permis  de nous plonger dans l’histoire de la succession des comtes et ducs de Savoie qui ont régné sur le territoire de Savoie et qui ont été enterrés ici dans ce lieu magnifique au bord du lac. Et nous avons pu apprécier les deux très belles réalisations du sculpteur Cacciatori représentant le roi Charles Félix et la reine Marie Christine, mais aussi une très belle pietà du même sculpteur.

 Puis visite de l’exposition « Par monts et châteaux » invitant à découvrir huit des principales résidences princières échelonnées entre Chambéry et le Lac Léman en suivant les pas d’Amédée VIII et de sa cour. Visite complémentaire très instructive

 

 

 

Les sentiers aussi ont une histoire…

Le vendredi 16 juin 2017 - conférencière : Annie Lagarde

 

1874-1924, le Club Alpin et le Touring Club de France aménagent la montagne.

Tout travail historique révèle son lot de surprises… Quelques recherches entreprises en 2014 pour étoffer un article sur Henri, le cousin méconnu de l’omniprésent Joseph Vallot, à paraître dans la revue des Centraliens, marquent le début de l’aventure… Une conférence pour les Amis du Vieux Chamonix en 2015, la rencontre avec ses descendants…  l’article s’étoffe au point de devenir un livre. Il y a la partie visible de l’iceberg : les activités topographiques et géodésiques d’Henri Vallot, celles qui avaient un peu attiré l’attention sur cet ingénieur centralien, mais aussi, la partie cachée, ses activités régulières et efficaces, basées sur ses compétences de constructeur, de cartographe, et d’organisateur, au sein du Club Alpin et du Touring Club. De nouvelles recherches s’imposaient pour replacer l’œuvre d’Henri Vallot dans le contexte plus large de l’aménagement touristique de la montagne piloté par ces deux sociétés dont il a été membre. C’est dans ce contexte que j’ai étudié leur rôle sur la période 1874-1924.

Dès sa création, en 1874, le Club Alpin affiche sa volonté de « publier des renseignements propres à diriger les touristes » et d’œuvrer à la « construction de refuges et de sentiers ». Le Touring Club fondé en 1890, s’intéresse au tourisme sur la totalité du territoire. La création, en 1908, d’une Commission de tourisme hivernal, rapidement transformée en Commission de tourisme en montagne avec pour objectifs, « la mise à l’étude de refuges et abris de montagne, l’établissement de tables d’orientation, la création et jalonnement de sentiers et chemins de montagne », confirme un intérêt spécifique, de certains membres dirigeants, pour les régions montagneuses. Ce comité vient manifestement chasser sur les terres du Club Alpin, et certains ont pu s’en émouvoir, mais finalement les deux entités seront d’autant plus complémentaires sur le terrain, qu’on y retrouve les mêmes acteurs, dont Henri Vallot. 

 L’étude de leurs archives permet de comprendre comment elles sont intervenues, souvent en complément d’initiatives locales. Elle permet de découvrir leurs spécificités et de comprendre comment, s’appuyant sur des organisations totalement différentes, elles ont coopéré et coordonné leurs projets d’autant plus facilement qu’il y a eu, pendant toute cette période osmose entre les membres des deux associations. Quelques exemples de réalisations, dans le domaine des refuges, des tables d’orientation et des sentiers permettent d’illustrer le travail accompli sur le terrain.  L’exemple de certains sentiers, actuellement très fréquentés de la vallée de Chamonix, illustrent le rôle clé d’Henri Vallot, d’abord au sein du Club Alpin, puis du Touring Club, pour leur aménagement et permettent de conclure que le cartographe, géodésien qui connaissait parfaitement le terrain, peut être considéré comme l’inventeur des « balcons ».

 

Les colporteurs en écriture

le jeudi 9 mars 2017 - conférencière : Anne-Marie Granet-Abisset

Un particularisme alpin.Jusqu’à la scolarité obligatoire (1881-82), il existait des instituteurs appelés « régents d’école » qui proposaient leurs services dans les villages. Habillés selon une mode urbaine avec chaussures fines et gants, on les reconnaissait aux livres qu’ils portaient sous le bras. Ils se faisaient remarquer par leurs chapeaux ornés d’une, deux ou trois plumes : une plume pour l’enseignement de la lecture, deux  pour l’écriture et le calcul et trois pour l’enseignement de l’écriture, du calcul et du latin.
Dans toutes les hautes vallées alpines, les habitants savaient souvent lire, écrire et compter. Ce qui n’était pas toujours le cas dans les villes ou campagnes françaises. L'élite urbaine qualifiait de crétins goitreux ces montagnards aux gros sabots qui pourtant se montraient suffisamment intelligents pour comprendre l’intérêt de savoir lire et compter. A la fin du 19ème siècle, dans ces vallées alpines, 95% des hommes savaient signer de leurs noms et 75% des femmes.
En étudiant les registres des notaires, ceux des conscrits, les diverses correspondances entre les membres d’une famille, on comprend à quel point l’alphabétisation était une réalité concrète.
Ces instituteurs étaient souvent originaires des villages. Parce qu’ils maîtrisaient la langue, ils étaient choisis au sein de la communauté pour enseigner. Ensuite, soit ils restaient dans leur village d’origine, soit ils se rendaient de bourgs en hameaux pour offrir leurs services, pour 6 mois, une année, deux ans, etc... Certains parmi eux avaient suivi un enseignement supérieur.
Si la bible était la base de l’enseignement de la lecture, son emploi n'était pas la règle. De nombreux cahiers de régents nous éclairent sur l’enseignement donné. On y découvre des exemples de contrats de commerce destinés à enseigner aux élèves les termes et les moyens d’expression lors d’activités marchandes. Cet enseignement donné aux enfants était une manière de les préparer à leur futur emploi s’ils devaient émigrer, ce qui était bien souvent le cas.

 

 

Ainsi, un enfant qui sait lire, écrire et compter est un enfant qui pourra assurer son avenir et l’avenir de sa famille. D’où cette profusion d’écoles dans toutes les hautes vallées alpines.
De nombreux villages, comme Argentière en 1838, recevaient des dons envoyés par des émigrants qui, ayant fait fortune à l'étranger, avaient compris l’importance de l’alphabétisation dans leur pays d'origine.
Cette activité de régent était saisonnière, peu rémunérée aussi souvent compte tenu de leurs connaissances, les régents se retrouvaient-ils ultérieurement dans des activités plus lucratives liées au commerce.
Ces colporteurs ont précédé ceux que l’on appellera les « hussards noirs de la république » les instituteurs du 20ème siècle qui auront en charge la scolarité obligatoire instituée par Jules Ferry en 1881.

 

Glaciers des Bois, Quand te reverrais-je

le vendredi 17 février 2017 - conférencier : Luc Moreau

 

 

Salle comble pour cette rencontre avec Luc Moreau.

Une question que l’on se pose tous : pourrait-on une nouvelle fois revoir le glacier des Bois que l’on apercevait encore dans le bas de la vallée jusque dans les années 1850 ?

Luc Moreau évoque les diverses fluctuations des glaciers au cours de l’histoire ancienne. Ainsi, le glacier des Bois connut au Moyen âge une période de décrue probablement plus importante que de nos jours. A l’inverse, durant le petit âge glaciaire, il avança  jusqu'à détruire deux hameaux de la vallée de Chamonix.

Il explique ainsi comment, grâce à l’étude des différentes moraines déposées par le glacier, on peut, à ce jour, mieux comprendre les diverses phases d’évolution de la Mer de glace.

Il rappelle les diverses étapes de formation d’un glacier (accumulation - écoulement - langue glaciaire), son mouvement, ses fractures, son action d’érosion et la différence entre un glacier tempéré et un glacier froid.

A l’aide de schémas, et de photos animées prises en bordure de divers glaciers, soit au Groenland, soit à l’Everest, soit auprès des glaciers du massif du Mont Blanc, il analyse clairement les mouvements d’un glacier.

Afin de mieux comprendre ces évolutions il nous explique les recherches scientifiques en cours, citant par exemple, l'effet des rayonnements solaires sur le socle rocheux du Groenland, prouvant qu’il y a 125000 ans cette île n’était pas recouverte de glace. Ou encore l’étude des taches solaires qui semblerait démontrer qu'elles ont une importance dans la régulation des glaciers. De même pour le courant du Gulf Stream qui, s’étant refroidi durant la période du Dryas, a joué un rôle dans la glaciation des Alpes et qui a fait que la Mer de glace est arrivée jusqu’à Chamonix. Ou encore l'étude des arbres fossilisés découverts sur les rives gauche et droite de la Mer de glace prouvant la présence de la forêt à la place du glacier actuel.

Alors ? Reverrons-nous le glacier des Bois ? Dans combien de temps le glacier pourrait-il revenir ?

C'est bien difficile à dire. Un glacier évolue en fonction du climat, or un climat stable cela n’existe pas. On pourrait peut être revoir le glacier dans une petite phase de crue au niveau de la télécabine actuelle vers 2040, peut-être 2070, mais pour le moment il poursuit son retrait.

 

 Pour finir, après l'étude de divers glaciers dans toutes les Alpes, l’Institut de Grenoble estime qu'à l'avenir les glaciers devraient disparaître du paysage alpin en basse altitude (au mieux jusqu'à 3000m).

La question reste posée !

 

Alfred COUTTET-CHAMPION - Figure du Mont-Blanc


le vendredi 13 janvier 2017 - conférencier : Bruno Couttet (son petit-fils)

Malgré un temps glacial, les chamoniards se sont déplacés en nombre pour écouter le descendant  de notre fameux Alfred Couttet dit « Couttet champion » qui a marqué la vie chamoniarde du 20ème siècle.
Bruno Couttet, son petit-fils, voue une grande admiration à son grand père et ce fut un réel plaisir que de l’écouter évoquer cet homme qui a marqué son enfance.
Avec un réel talent de conteur, Bruno nous a fait partager ses souvenirs rappelant la place importante que Couttet champion a laissé dans l’histoire du ski et de la montagne.
Surnommé ainsi dès les débuts du siècle, Alfred Couttet a laissé la mémoire d’un homme exceptionnel dans la vie chamoniarde.
Tout d’abord, passionné par ce nouveau sport qu’est le ski, il sera trois fois champion de France en ce début de siècle.

 

 Force de la nature, Il fera avec Joseph Bouchard l’ascension du Mont Blanc AR en 12 heures.
Doué pour l’enseignement, il se plaît à former tous les jeunes de la vallée en lançant un manuel pratique de ski qui passionnera les jeunes chamoniards. Ce fut un excellent pédagogue. Membre de la compagnie des guides, il réalisera de nombreuses premières et accomplira de magnifiques courses avec une clientèle variée qui appréciait ce guide talentueux et passionné. Avec elle il parcourt l’Europe des Alpes cherchant toujours les voies les plus rudes et les plus spectaculaires. Il deviendra un « maître » parmi les grimpeurs. Sachant l’importance de l’enseignement, il lancera l’idée de l’école d’escalade des Gaillands qu’il aménagera avec Roger Frison Roche. Durant la seconde guerre mondiale, il se révélera un agent de renseignements très actif. Après la guerre, jamais il ne lâchera la pratique du ski et de la montagne, et il se lancera aussi dans l’hôtellerie. A 84 ans, il participe encore à un slalom géant à la Flégère où il étonnera tout le monde en réalisant un temps exceptionnel.
Comme le disait Frison Roche en parlant de son vieil ami Alfred : skieur, guide et sauteur, hôtelier de montagne, Alfred Couttet restera pour tous ceux de sa génération : COUTTET CHAMPION.

 

 

Journée Chambéry et les Charmettes - Samedi 10 septembre 2016

Ce fut une journée magnifique.

40 personnes, une météo exceptionnelle et surtout une très bonne ambiance.

A l’arrivée nous étions attendus par Chantal, notre guide et membre de l’association des Amis du Vieux Chambéry, qui nous a conduits au local de l’association situé dans la vieille ville de Chambéry. Nous avons été accueillis royalement  par la présidente et quelques membres du comité qui nous ont offert café, petits gâteaux. Ce fut l’occasion de faire connaissance avec cette association sœur. Créée en 1933, elle a pour objectif de protéger le patrimoine chambérien qui était déjà très menacé. Cette association continue toujours d’œuvrer dans ce sens.

Nous nous sommes ensuite divisés en deux groupes. Ce fut pour chacun d'eux une superbe visite, pleine de surprises et de découvertes. Chambéry, ville d’art et d’histoire, logée entre deux massifs, a toujours été la porte des Alpes. D’où son rôle de capitale depuis l’époque médiévale. Capitale du comté de Savoie, puis du duché, elle perdra son rôle lors du transfert de celle-ci par les ducs à Turin. Cependant la ville étant le siège de la famille de Savoie elle conserve de cette longue période historique une quantité d’édifices remarquables. Lors de cette visite nous avons eu la possibilité d’entrer dans de nombreux bâtiments anciennement hôtels privés de la noblesse savoyarde, tel l’hôtel de Challes et de Cordon du 16ème qui abrite actuellement le centre d’interprétation de l’architecture et de l’urbanisme de Chambéry. Notre balade nous emmena vers la fameuse place Saint Léger, grand espace au cœur de la veille ville. De là, nous avons parcouru les « allées », passages prenant naissance entre les boutiques et nous conduisant au cœur de la vieille ville. Nous y découvrîmes l’hôtel Dieulefis du 16ème siècle et son décor somptueux, l’hôtel Chollet du Bourget du 18ème et la petite rue Saint Réal qui présente une succession de bâtiments souvent précédés d’une cour. Nous avons abouti à la cathédrale, belle découverte d’une église gothique, plutôt trapue dans sa structure. Tout le monde est resté stupéfait par la fantastique peinture en trompe l’œil de la voûte qui s’étale sur plus de 6.000m². De là nous sommes partis en direction du château. D’origine médiévale il reste de cette époque  quelques tours et le chemin de ronde que nous avons parcouru. Nous avons visité la Sainte Chapelle qui a abrité au 16ème siècle le fameux saint Suaire, occasion pour nous tous de se remémorer cette relique qui fut en son temps savoyarde avant d’être transférée à Turin où elle se trouve actuellement.

Le repas au restaurant l’Atelier, fin et délicieux, fut  très apprécié.

Après le repas nous sommes partis à la découverte de la fameuse rue de la Croix d’or qui tire son nom du Moyen Age. Cette rue commençante abrite quelques magnifiques édifices dont l’hôtel Bertrand de la Pérouse et sa belle cour intérieure, l’hôtel Castaguerry de Châteauneuf du 17ème et les merveilleuses grilles de fer forgé du portail, l’hôtel Noyer de Bellegarde du 18ème et son décor néoclassique… Que de richesses cachées le long de cette ancienne rue chambérienne.

Nous avons ensuite repris notre autocar pour nous rendre aux Charmettes. Cette maison ravissante occupe un lieu magnifique et paisible. Dans ce vallon ombragé, on découvre la maison habitée par Jean Jacques Rousseau et Mme de Warens de 1736 à 1742. Elle possède encore son jardin et son décor d’origine. Nous avons tous eu plaisir à évoquer les moments de la vie de ce philosophe amoureux de la nature qu’il avait découverte ici et à laquelle il restera attaché jusqu’à la fin de sa vie.

Cette journée dans les hauts lieux de l’histoire savoyarde fut un bon moment de partage.

Pour les photographies, regardez le diaporama en page d'accueil.

 

Le Mont Blanc vu par les peintres

Conférencier : Jacques Perret

Auteur connu pour son guide des livres anciens sur la montagne et l’alpinisme, les Amis du Vieux Chamonix le consultent régulièrement lors de leurs achats.

Pour réaliser l’ouvrage intitulé « Le Mont Blanc vu par les peintres »  et sujet de la conférence, Mr Perret a consulté notre Association, le Fonds Payot, le Musée Alpin de Chamonix, une trentaine d'institutions étrangères en Europe, mais aussi aux Etats Unis ou en Afrique du Sud de même que  cinq  galeries et quinze  collectionneurs particuliers.

La conférence s'appuie évidemment sur la projection des œuvres à l'écran. Tout commence avec le tableau du musée des Beaux Arts de Genève : le tableau de Conrad Witz du 15ème siècle intitulé « la pêche miraculeuse » où l’on voit pour la première fois la représentation du Mont Blanc. Ensuite le Mont Blanc sera  absent, durant près de deux siècles, de l'iconographie et sera encore souvent mal représenté. Il faudra attendre le 18ème siècle pour que l’on commence à le voir apparaître plus justement sur certains tableaux. Le premier tableau où on le reconnaît est un pastel daté de 1765. A partir de cette période, le Mont Blanc deviendra un sujet à la mode. William Pars, Cozens, Bacler d’Albe marqueront les débuts de la notoriété de ce sommet mythique. Bourrit le chantre genevois, par ses dessins et ses nombreux ouvrages, rendra populaire notre sommet savoyard et, peu à peu, le Mont Blanc deviendra un sujet d'attraction pour les visiteurs de la vallée de Chamonix. Albanis Beaumont, Hackert, Jean Antoine Linck laisseront une série de tableaux nous montrant un Mont Blanc de plus en plus précis.

Le chemin sera alors tracé pour les peintres du 19ème siècle. Ils viendront nombreux. L’école suisse fera entrer le paysage dans la peinture comme sujet majeur. Le Mont Blanc devient alors un sujet unique pour les peintres. Des voyageurs comme Töpfer père et fils, par leurs ouvrages illustrés, exprimeront le côté plus agreste du massif. D’autres, comme Charles Fellows, prendront plaisir à illustrer l’ascension du sommet. Les romantiques, avec Turner, venu plusieurs fois dans notre région, ou Samuel Birman, qui réalisera de nombreuses œuvres sur la vallée, apporteront une image de la montagne magnifique mais aussi intime. Le Mont Blanc devient un sujet apprécié. Les techniques s’enrichissant, le matériel devenant plus facile à transporter, les peintres du milieu du 19ème siècle pourront réaliser leurs œuvres sur place. Certains de ces tableaux sont parfois spectaculaires, comme ceux de Coleman qui se laisse impressionner par ces paysages somptueux, ou très dynamiques avec Brown qui parfois le représente d’une manière plus grotesque.

On ne peut citer tous ces peintres (bien que l’auteur les ait tous nommés) qui, selon leur vision propre, apporteront à l’art pictural des œuvres d’une large diversité et d'une grande originalité comme Viollet le Duc et son travail d’une grande précision, Loppé, ce peintre alpiniste, qui par ses œuvres saura donner le mieux le sentiment d’une nature puissante. Le 20ème siècle sera le siècle des affichistes, mais aussi les grands noms de la peinture se déplaceront pour représenter ce Mont Blanc. Ils seront porteurs des grands thèmes de l’époque. Impressionnisme, expressionisme, symbolisme, fauvisme feront honneur à notre Mont Blanc. Vallotton, Paul Signac, Georgette Agutte, Kokoscka, Hodler en seront les dignes représentants dans notre vallée.L’entre deux guerres et le monde moderne n’échappent pas à cette attirance chez les peintres pour le grand sommet. Berthier,  Alfred Doran, Coppier, Abrate,  Wibault et tant d’autres continueront à donner vie à cette montagne majestueuse, chaque jour différent de la veille.

En résumé une conférence passionnante, donnée par un connaisseur, dont le travail est publié sous la forme d’un livre magnifique.

 

 

Les Alpes d'Helbronner, Mesures et démesure

Conférencier : Daniel Léon

A Chamonix,  nous connaissons bien sûr la Pointe Helbronner, aussi cette conférence menée avec brio par Daniel Léon, journaliste et auteur de l’ouvrage nous a éclairés sur ce personnage dont notre association possède quelques plans, dessins et photographies.

Né à Paris, polytechnicien, il découvre Chamonix à l’âge de 18 ans. Déjà passionné par la photo, il prendra ses premiers clichés des glaciers en découvrant la montagne. Peu sportif au départ, il deviendra vite un alpiniste chevronné.

Découvrant que les Alpes étaient mal couvertes par les cartes, il se met en tête de les cartographier. Il se lie d’amitié avec Joseph et Henri Vallot avec qui il aura de nombreux échanges et qui lui apporteront leurs observations sur le mont Blanc.

Dessinateur hors pair, photographe habile, il se révèle un artiste talentueux, réalisant de magnifiques aquarelles couvrant l'horizon sur 360°. Homme très méthodique, il consignait  sa vie personnelle et ses travaux dans de tout petits carnets dont la lecture est particulièrement instructive sur sa manière de travailler.

De 1903 à 1928, il partira chaque année en montagne. Il tenait à cartographier les Alpes du Léman à la Méditerranée. Ses photos à 360°, ses mesures de géo localisation, son travail systématique et précis l'ont conduit à réaliser 12 volumes de topographie avec les relations de toutes ses campagnes.

Partant avec une équipe de 6 à 7 personnes, parfois même avec sa femme (dont la fortune lui a permis de financer ce travail incroyable) et ses filles qu’il affectionnait particulièrement, il emmenait ce petit monde pendant plusieurs jours dans ses expéditions.

Ce labeur incroyable ne trouvera pas, hélas, la reconnaissance qu’il en attendait. L’armée se montra assez peu intéressée, les progrès techniques liés à la reconnaissance aérienne seront une concurrence fatale pour cette œuvre immense.

Il nous reste de cette volonté inflexible entre 13.000 et 15.000 photos, des centaines de dessins et aquarelles d’une richesse inouïe. L’ouvrage signé par Daniel Léon et voulu par ses descendants, permet d’éviter que Paul Helbronner ne tombe dans l’oubli.

 

 

L'excursion au Montenvers à la fin du 19ème siècle

Conférencier : Jean Pierre Gallay

 Ce fut une belle balade dans le passé de la mythique excursion au Montenvers.

Jean Pierre Gallay, collectionneur éclairé, nous a emmené à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème.

Cette excursion, que tout voyageur venu à Chamonix se devait d'accomplir, a attiré également nombre de peintres et photographes. Par l’œuvre de ces artistes qui accouraient vers ce lieu si touristique, nous avons appris que la vallée de Chamonix était le lieu le plus visité de France après Paris Ce voyage était pour eux une source de revenus conséquents.

Jean Pierre nous a emmenés dans ce voyage ludique. Son œil exercé nous a montré et expliqué les nombreuses prises de vues, souvent légèrement différentes les unes des autres, de cette montée vers la Mer de Glace. Il a souligné la place importante des mulets lors de cette excursion, le rôle des guides, ainsi que celui des rantourneurs.

Au départ de Chamonix et des hôtels où logeaient les visiteurs nous avons ainsi refait le chemin qu’empruntaient les mulets se rendant au Montenvers. Le pont de Cour, le chemin vers les Mouilles, l’arrêt à la fontaine Caillet où s’arrêtaient nos voyageurs fatigués puis l’arrivée au Montenvers, où Jean Pierre a su nous montrer un florilège de vues différentes. Ainsi  les vues sur le glacier si  proche à l’époque, les clichés de  l’ancien hôtel des années 1840 puis de ceux du nouvel hôtel de 1880.

Puis nous avons, toujours grâce à ces photos ou tableaux, traversé le glacier, observé les touristes s'équipant de chaussettes afin de ne pas glisser,  remarqué les guides attentionnés auprès de leurs clients pour les aider à marcher sur ce terrain dangereux.

L’arrivée de l’autre côté fut l’occasion de redécouvrir le « Mauvais pas » que franchissaient nos touristes avant d’arriver à la buvette du Chapeau, buvette qui d’ailleurs a souvent changé d’emplacement en raison des avalanches qui l’ont parfois détruite.

Ici les voyageurs fourbus  retrouvaient les rantourneurs venus du Montenvers avec les mulets par un  petit chemin peu connu. Et tous retournaient à Chamonix par le chemin conduisant au village des Bois.

 

 

Paul Emile Victor, j'ai toujours vécu demain

Conférenciers : Daphné Victor et Stéphane Dugast

Présentation de la première biographie de Paul Emile Victor. Ce fut l'occasion de redécouvrir cet aventurier hors norme, infatigable voyageur dans l'espace et dans le temps.

Ethnographe et explorateur polaire, pionnier de l'écologie et personnalité médiatique, Paul-Émile Victor a marqué son époque. Né en 1907 dans le Jura, il délaisse la fabrique familiale de pipes et stylos pour s'embarquer sur le trois-mâts du Commandant Charcot pour le Groenland. Il a 27 ans. C'est le début d'une carrière tout entière consacrée aux pôles. De l'Arctique à l'Antarctique, il sillonne le globe, vivant avec les Eskimos, découvrant des terres inconnues, organisant des missions scientifiques extrêmes. Ami de Saint-Exupéry et du commandant Cousteau, homme influent, engagé et insatiable, Paul-Émile Victor "s'est évanoui" il y a tout juste vingt ans sous le soleil de Bora Bora.

 

 

 

Chamonix et ses glaciers – sous l'œil des photographes (1849-1869)

Conférenciers : Rémi Fontaine : géologue et collectionneur et Pascal Granger : spécialiste en stéréoscopie et projection 3D

Découvrir les toutes premières photos réalisées il y a plus de 150 ans  dans la vallée de Chamonix a été un très joli voyage auquel nous ont convié nos deux conférenciers.
La projection des photos stéréo découvertes par Rémi Fontaine, collectionneur passionné, et mises en images 3D par Pascal Granger, fut une belle découverte pour l’ensemble des spectateurs.
Pascal nous a présenté les techniques de photographie  de l’époque. Puis  il  nous a expliqué  les retouches entreprises  sur chaque photographie afin de  pouvoir les visionner sur grand écran en 3 D.
Celles-ci de petit format étaient à l’époque regardées à l'aide d’un petit appareil manuel donnant l'impression de relief. Ces photos, très anciennes ont dû être reprises, nettoyées et mises en forme.
C'est un travail considérable qui a été accompli  pour réaliser ce diaporama exceptionnel.
Rémi nous a guidés dans ce voyage qu’effectuaient les photographes pour arriver à Chamonix.  Avec lui nous avons découvert les grands noms de la photographie de l’époque, les spécialités de chacun. La vallée de Chamonix était un des lieux de France préférés de ces photographes. 
Rémi Fontaine, spécialiste des toutes premières photos, nous a emmenés de Genève à Chamonix. Ainsi nous avons admiré la gare de  Cornavin, les alentours de Genève, Bonneville, la cascade d’Arpenaz, Sallanches puis l’arrivée dans la vallée, ses glaciers, ses villages. Chaque cliché créa un  choc. Nous étions sur les pas de ces photographes, nous découvrions avec eux en trois  dimensions  ces lieux enchanteurs. Ces photos en relief sont surprenantes de réalisme et cette impression pour le spectateur de faire partie de ce paysage est une expérience unique, exceptionnelle.
Plus de 160 ans  plus tard, le film "Avatar" n'a pas fait mieux!
Prenons conscience que ces photographes emportaient avec eux des appareils lourds,  encombrants, délicats, pour fixer des images du monde qu’ils découvraient.
Merci à Rémi Fontaine d’avoir su collecter ces photos exceptionnelles et merci à Pascal  Granger d’avoir su apporter la technique pour que, tous,  nous puissions en profiter.

Commentaires techniques Pascal Granger :
La photographie stéréoscopique, c’est-à-dire en 3 dimensions, est née en 1840. Jusqu’aux années 1930, elle avait une ampleur bien plus importante que la photographie « plate ».
En général, les anciennes photographies stéréoscopiques, principalement sur plaques de verre, ont subi quelques dégâts dus à leurs vieillissements ou par les manipulations de leurs propriétaires.
Pour pouvoir projeter ces anciennes images sur grand écran, il est impératif de les traiter en enlevant tous les défauts et en alignant les paires d’images gauche et droite. Ceci est un travail qui se fait par informatique et qui prend plusieurs heures (entre 3 et 25 heures pour celles projetées à Chamonix). Si ce travail est bien fait, les spectateurs n’auront ni maux de têtes ni nausées, et auront plaisirs à les regarder."

 

 

Les relations des Chamoniards avec leurs prieurs entre le XIème siècle et le XVIème siècle.

Conférencier : Nicolas Carrier, Historien médiéviste, originaire de Montroc dans la vallée de Chamonix. Professeur à l'université de Lyon 3

Nicolas Carrier, spécialiste de l'histoire médiévale, s'est particulièrement intéressé à l'histoire de la région du Haut Faucigny.

Avec lui, nous avons découvert la particularité des relations des Chamoniards avec leurs prieurs entre le XIème siècle et le XVème siècle.

Après avoir évoqué le paysage politique de la région en ces débuts du Moyen Age,  Nicolas Carrier nous a entraînés dans l'histoire plus locale de la vallée de Chamonix.Cette vallée, qui entre dans l'histoire avec un document daté de la fin du XIe siècle,  offre aux chercheurs plus de 350 documents anciens. C'est une collection unique qui fait des archives traitant de Chamonix l’un des  plus importants fonds médiévaux religieux en Europe,  compte tenu de la petite taille du prieuré.Nicolas Carrier nous a apporté un nouvel éclairage particulièrement intéressant à propos de notre histoire. Si la vallée de Chamonix est offerte aux moines bénédictins de l'abbaye de Saint Michel de la Cluse par les comtes de Genève vers 1091, il est important de remarquer que dans l'acte le comte de Genève cède absolument tous ses droits à l'abbaye. Ce fait n'est pas ordinaire pour l'époque et déterminera toute l'histoire médiévale de notre vallée. Ce sera le fondement des relations des Chamoniards avec leurs prieurs.Afin de mettre en valeur cette vallée, les prieurs  donneront des terres aux hommes et femmes en quête de terres et de travail. En échange ceux-ci deviennent   « hommes liges »  c'est-à-dire qu’ils s’engagent à  ne reconnaitre que le pouvoir du prieur.  N'admettant  aucun autre pouvoir supérieur dans la vallée, Chamoniards et  prieurs chercheront,  au cours de ces temps médiévaux,  à régler leurs différends entre eux sans faire appel à une quelconque  autorité supérieure .C'est la spécificité chamoniarde.Cette originalité emmènera les Chamoniards et les prieurs, au moment où des conflits apparaissent, à les régler par des transactions amiables mises par écrit. Ce que l'on appellera les « franchises », qui ne succèdent pas à une absence de règles, mais à une coutume orale.L'histoire de Chamonix est ainsi jalonnée de franchises toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Ainsi découvre-t-on la manière de gérer la vallée, la  façon dont les Chamoniards exigent du  prieur qu’il renonce à privatiser les alpages au profit de particuliers. Ce qui montrer une forme de démocratie directe fonctionnant sur le principe de l’unanimité. De  même pour les usages en matière de justice, celle-ci sera toujours rendue sur place, afin d'éviter que les comtes de Genève ou de Savoie n’interviennent dans les décisions juridiques concernant la population chamoniarde. Lorsqu’il s’agit de vie ou de mort, la justice est rendue par les Chamoniards eux-mêmes.Tout cela s'arrêtera lorsqu’au XVème siècle l'abbaye de Saint Michel de la Cluse décline. En 1439, la charge de prieur tombe entre les mains de la famille de la Ravoire. Celle-ci, ne s’intéressant  qu'aux  revenus  qu'elle  pouvait tirer de cette vallée, entrera en conflits extrêmement aigus avec les Chamoniards. C'est à ce moment- là qu'apparaissent  de nombreux procès, dont ceux  de sorcellerie, pour tenter de mettre au pas ces Chamoniards indociles. Cette famille régnera 80 ans sur la vallée, époque qui sera marquée par la dégradation des relations chamoniardes avec leurs prieurs. Le 27 février 1519 une bulle papale confie Chamonix à la Collégiale de Sallanches.  La famille de Savoie a pris le pouvoir sur tout son territoire. La justice est pratiquée par le châtelain de Sallanches sous les ordres de la famille régnante de Savoie.Une autre histoire souvent houleuse commence avec la Collégiale de Sallanches.

 

 

 

 

Conférence : Soirée diaporama "Souvenirs... Souvenirs" du samedi 23 janvier 2016



Intitulée « Souvenirs, Souvenirs… ». Elle a permis à de très nombreux chamoniards de redécouvrir ce Chamonix de leur enfance ou de leur jeunesse.

Commencé avec des photos des années 1950-1970, le diaporama a permis de redécouvrir l’évolution de la place du Mont-Blanc, celle de la place Balmat ou encore celle de la rue Joseph Vallot, lorsque la rocade n’avait pas encore été réalisée.

Puis, avec une projection de photos de bâtiments de ces années-là, ce fut l’occasion de demander aux spectateurs de les identifier, tâche ardue qui obligea chacun à fouiller dans sa mémoire afin de retrouver le nom de tel hôtel, de tel bâtiment, aujourd’hui transformé ou parfois disparu. Bon exercice où l’on entendait ! « Ah oui ! Mais c’est bien sûr », chacun se prenant au jeu de la photo devinette. On a revu l’ancien Outa, ou l’hôtel Le Rallye, ou encore le Beau Site… Mais également l’ancienne salle des fêtes « Michel Croz » avec sa façade qui a changé plusieurs fois.

On a également redécouvert des photos des anciennes remontées mécaniques  de la vallée: le téléski de la Cry, celui de la FIS, celui de la Vallée blanche, ou encore les anciennes installations du Tour ou de Lognan.

Il était étonnant de constater à quel point  au cours d’une vie notre décor quotidien peut évoluer.

Enfin le diaporama  a présenté des photos de classes, des photos de la fête des Rhodos, ou des fêtes qui se déroulaient très régulièrement à Chamonix. Chacun cherchant  à retrouver soit un parent, soit un ami… 

Ce fut un bon moment de convivialité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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